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TchatcheBlog: antaeus

Catégorie : Tranche de Vie
Créé le :  09 mars 2005 12h12 par antaeus
Modifié le :  19 févr. 2008 20h10
Visité :  15980 fois Cette semaine :  19 fois

Description :
on devrait y trouver quelques écrits... peut être des photos... un vrai sac à idées... si en plus une pointe d'humour vient vous titiller, vous aurez tout à gagner... à revenir, bien sûr!


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Accès libre... il faut trouver la suite!
Créé le : 19 févr. 2008 20h10 Article posté par : Web
Tags associés : écrituremusiquephototexte
TchatcheBlog: Accès libre... il faut trouver la suite!

La musique adoucit les meurtres...

Erwan Lepicque venait d’achever ce que tout le monde présentait comme la plus belle prestation qu’un chef d’orchestre ait donné au théâtre de ce petit village des Corbières. A peine sa baguette avait-elle cessé de virevolter dans les airs que le public venu nombreux ce soir là se leva dans un tonnerre d’acclamations. Les cris fusèrent pendant de longues minutes. L’enthousiasme était si grand, que les applaudissements associés aux trépignements d’une foule envoûtée, finirent par entrer en résonance. Ce phénomène eut alors pour fâcheux effet, de desceller le lustre qui surplombait la scène. Ce dernier chuta en entraînant avec lui une partie du faux-plafond. Par miracle, on ne déplora aucun blessé grave ce soir là, mais bon nombre d’instruments furent endommagés, parmi lesquels certains de manière irrémédiable. Ainsi, la grosse caisse s’était vue traversée par un madrier, alors que la première rangée de violon déplorait maintes rayures et quelques cordes cassées. Deux tubas furent littéralement écrasés sous les gravats alors qu’une trompette et deux hautbois souffraient de chocs plus légers.

Une épaisse couche de poussière avait entièrement recouvert la scène et, alors que l’atmosphère s’éclaircissait peu à peu, le chef d’orchestre découvrait l’ampleur des dégâts. Les applaudissements avaient rapidement cédé la place aux cris de panique et  la foule fuyait la salle de concert comme on quitte un navire en plein naufrage.

Lorsque la pièce se trouva vidée de son public et des musiciens, d’un tour sur lui même, Erwan tenta de prendre la mesure des dégâts. Le constat était terrible. Bon nombre d’instruments avait été à jamais rendus inutilisables par l’effondrement du faux-plafond. Subjugué, le regard hagard, le chef d’orchestre poursuivait comme par réflexe, l’inventaire des destructions jusqu’à ce que des cris s’échappant du hall d’entrée du théâtre ne le ramènent à la réalité et ne l’implorent de quitter les lieux avant que le bâtiment ne s’écroule sur lui. Prenant alors conscience des risques qu’il encourait, Erwan se dirigea vers la sortie d’un pas chancelant, jusqu’au moment où il perçut une voix  faible qui semblait réclamer de l’aide. Il se retourna et fonça dès lors vers le pied de la scène d’où lui semblait provenir les cris. « Quelqu’un est il blessé ? » hurla-t-il en se faufilant parmi les rangées de fauteuils. Personne ne répondait et le pauvre homme transi de peur ne trouva que quelques instruments abandonnés en toute hâte par ses musiciens.

Intrigué par les cris qu’il avait entendu, Erwan fit un dernier tour sur la scène avant de se résoudre à quitter la salle. Après tout, peut être que la fatigue et l’émotion lui avait fait entendre des voix. A peine avait il franchi la porte de sortie de la salle de concert, qu’un second lustre se décrocha, emportant dans sa chute ce qui restait du plafond. « La chance est finalement avec moi ! » lança-t-il alors aux secouristes qui étaient arrivés entre temps sur les lieux de l’accident. Ces derniers, constatant l’absence de blessure, conseillèrent au chef d’orchestre de regagner sa chambre d’hôtel afin de se reposer un peu, car dès le lendemain, la police procèderait à une reconstitution. Erwan ne se fit pas prier, et à peine fut-il allongé sur son lit, que le sommeil l’envahit sans attendre.

Au petit matin, après une nuit d’un sommeil certes court mais réparateur, Erwan se rendit sur les lieux du drame, accompagné du maire du village, d’un inspecteur de police et d’une poignée de curieux. Le spectacle qui s’offrit à eux était affligeant. En effet, l’intégralité du plafond gisait sur le sol, dévoilant par là même l’intimité de la salle de régie située à l’étage. Armés de pelles et de pioches, le petit groupe d’hommes décida de dégager les instruments abandonnés par leurs propriétaires, après que l’inspecteur de police n’ait réalisé une série de clichés de la salle de spectacle dévastée. Après deux heures d’un travail quasi chirurgical, tous les instruments semblaient avoir été libérés de leur gangue de plâtre et de béton. Erwan Lepicque tenta alors d’établir un bilan précis des dégâts. Trois tubas, une grosse caisse, une trompette et deux violons étaient détruits alors que deux hautbois, une clarinette et une paire de cymbales semblaient trop endommagés pour espérer regagner un jour le monde de la musique symphonique professionnelle. Le reste des instruments était voué à passer entre les mains de professionnels de la restauration avant de pouvoir prétendre remonter sur une scène digne de ce nom.

Dans la mesure où aucun blessé n’était à déplorer, l’inspecteur de police dressa son procès verbal puis quitta rapidement les lieux.

Erwan réunit ses musiciens et proposa au maire du village et au directeur du théâtre de faire réparer les instruments et de les vendre aux plus offrants afin de constituer un pécule qui servirait ensuite  à ériger un monument en souvenir de l’accident de la veille.


A vous de jouer, pour les plus inspirés... c'est maintenant ou jamais qu'il faut vomir votre inspiration! ah ah ah

Antaeus 


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C'est la panne!
Créé le : 04 févr. 2008 22h55 Article posté par : Web
Tags associés : poésieécriturephoto
TchatcheBlog: C'est la panne!

 Quelle poisse cette panne ! Louise était épuisée. Elle se situait à peine à trois quarts d’heure de route de chez elle par la nationale, mais la déviation et le brouillard l’empêchaient de se repérer. Avant la panne elle roulait depuis quelques kilomètres, au pied d’une vallée, son portable était déconnecté du réseau. Elle ne pouvait joindre ni proche ni garagiste pour la dépanner. Louise ne connaissait rien à la mécanique, inutile même d’ouvrir le capot de la voiture cela augmenterait son sentiment d’impuissance. Elle était effrayée, le froid l’engourdissait. Recroquevillée sur le fauteuil avant de la voiture elle tentait de réfléchir. Quelle stratégie pouvait-elle établir pour gagner sa demeure ? Aucune, lui semblait il. Sa seule étoile serait le passage d’une automobile. Elle ne connaissait pas en détail le coin, mais savait qu’il y avait peu de villages dans la région. Les habitants peuplaient la contrée lors des vacances, mais ce n’était plus la saison touristique. Peu de chance qu’un humain se manifeste. Malgré son abattement, Louise sortait de la voiture et observait les alentours. Le brouillard se densifiait, elle ne distinguait plus le relief. Avant de s’aventurer elle fixait son poignet gauche. Le cadran lumineux de sa montre indiquait, dix sept heures quinze. La date s’affichait en bas du cadran, quinze janvier. Ces détails devenaient précieux, ils marquaient les seuls repères de la jeune femme. Pas le moindre signe de vie dans ce bout de monde désolé. La brume épaisse calfeutrait l’atmosphère. Louise décidait de longer la départementale. Elle avançait d’un pas rapide et cadencé, oubliant sa solitude, l’onglé et la peur. Elle avait rabattu sur sa tête la capuche de son long anorak sombre et se confondait presque avec le brouillard. Elle accélérait l’allure. Sa silhouette gracieuse et mobile, luttait bravement pour ne pas se dissiper dans la lourde atmosphère. La départementale virait en pente raide, croisait une route plus étroite. Un panneau signalait la priorité à la route où peinait la jeune femme. Enfin un témoin de la civilisation se présentait. Après une demi heure de marche, Louise arrivait au sommet de la colline. Le ciel dépourvu de brume à cette hauteur,  se colorait de noir et de gris s’étirant en longues traînées, une volute claire se mêlait aux nuages, elle la fixait. Elle s’arrêtait et pris le temps d’observer attentivement les lieux. Etait ce de la fumée, voyait elle vraiment une grande bâtisse ? Un toit en pente recouvert d’ardoises chapeautait une maison à deux étages semble t’il d’après les deux rangées de fenêtres aux volets bleus défraîchis par le temps. Une lumière s’échappait d’une pièce du deuxième étage et filtrait à travers les interstices d’un volet mal fermé. Cette lueur précieuse, terrifiait Louise et dans un mouvement opposé la guidait tel un phare éclairant dans l’opacité d’un soir. Elle s’approchait de la maison la contournait à la recherche de l’entrée principale. Elle paraissait à l’abandon. Dans la cour une table et quatre chaises de jardin  n’étaient pas rangés, hormis cela rien ne traînait, nulle plante ni arbuste ne poussaient. Des grands pins maritimes battus par les vents penchaient à l’unisson. L’influence de l’océan pénétrait l’arrière pays. L’entrée de la maison donnait sur la cour. La porte esquintée était à peine fermée, Louise la poussait doucement, elle n’était pas rassurée. Oserait elle monter jusqu’au deuxième étage ? Hey! Lecteur, tu penses à quoi là? Déjà tu es parvenu jusqu'à ce point du texte, bravo! Néanmoins je t'observe depuis quelques instants... Collé à l'écran tu transpires la passivité! Feignasse, tu crois que je vais tout faire ici! Que dalle, la fin de l'histoire tu vas te la chier! Je ne sais pas moi, sois un brin créatif! La nana, il peut tout lui arriver! Ne sommes nous pas dans le royaume de rêve éveillé, celui du voyage onirique! On écrit, on choisit! Alors si ça te branche, la Louise elle peut trouver une boussole à l'étage, au dos de laquelle sont notées les coordonnées d'un garagiste parmi les plus honnêtes! Pourquoi pas!!!
A moins qu'elle ne finisse par s'assouplir l'imprudente et qu'elle ne soit réveillée par le bruit d'un poète des plus connus en France! Le rêve! Son idole en chair et en os! Le dialogue s'installe, elle prend confiance et l'inonde de question... Rendez vous compte, elle est en face du plus grand poète français... Après quelques minutes de discussion il finit par lui sortir un décevant: "je te raclerais bien la muqueuse, poupée!"  Comme quoi, même les poètes peuvent sombrer dans l'hormonal... ah ah ah Allez, sors de ta léthargie et écris moi une jolie fin!!! Moi je vais me siroter un délice issu de ma boite à cocktails....

Antaeus


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il a cassé son jouet...
Créé le : 04 janv. 2008 15h04 Article posté par : Web
Tags associés : Paris-Dakar;photo
TchatcheBlog: il a cassé son jouet...

Je me réjouis de cette nouvelle qui vient de tomber à mes pieds... Le Paris-Dakar est annulé! Je me réjouis...enfin, je crois!
C'est certain que cette course essentiellement franco-française est l'occasion de voir briller les fleurons des marques contructeurs... et les réalisations de tous ces mécanos du dimanche qui bricolent dans leurs garages... Puis si tous ces gens de bonne famille se mettaient à pratiquer leurs arts respectifs en France, nos forêts seraient polluées tous les week-ends... des Quads, des voitures, des motos, ou des camions... nous avions ratifiés les accords de Kyoto, mais quitte à polluer, autant le faire en Afrique... entre les guerres et les famines, et accessoirement le SIDA, ils ne sont pas foutent de quelques tonnes de CO2 en plus ou en moins...
Bon, quand même, il faut noter que ces Géotrouvetous d'africains savent faire feu de tout bois... plus de carcasses de voitures ou autres crashés dans le desert, c'est toute une filiaire artisanale qui en patira par la suite... et je pense à tous ces touristes qui ne trouveront plus le collier local fait à partir de reste de pneu éclaté l'été prochain... quelle déception!
Que dire de la recherche africaine qui se réjouit toujours des quelques jeunes villageois imprudents, qui se font écraser par les bolides coloniaux déboulant à vive allure... fichtre, une pénurie d'organes s'annonce pour 2008...
Par ailleurs, les méchants d'Al-Quaïda qui avaient déjà prévu leurs bombes pour les bivouacs de Mauritanie, il ne faudrait pas qu'ils viennent en France faire péter nos beaux clochers!!!
Bon, il ne faudrait pas oublier notre fameux journaleux, je veux bien sûr parler de Gérard Holtz....et de ces séances UV préventives que le service public lui paie depuis novembre pour rien finalement...(à nos frais quand même!) le pauvre gars va devoir se trouver une autre émission...et on va en patir, je le crains!!! Non, à bien y réfléchir, je crois que c'est une décision lourde de conséquences toutes plus regrettables les unes que les autres... Je regrette haut et fort cette annulation!!!! ahhhhhhhhhh
Bonne année quand même!

Antaeus


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brouillard devant les yeux
Créé le : 27 déc. 2007 11h53 Article posté par : Web
Tags associés : photo
TchatcheBlog: brouillard devant les yeux

Connaissez-vous cette inexplicable lourdeur qui vous plombe le cul au point de se perdre dans les abîmes de son propre sommeil… Le corps refuse de se mouvoir, tout au plus il remonte la couette afin de ne point souffrir d’un moindre refroidissement… l’esprit quant à lui s’accroche au royaume des songes et tente vainement de trouver une fin heureuse à ce doux rêve dont on semble à peine sorti… On voudrait que le soleil soit pris de la même crise de mollesse pour justifier de ce bonus de repos… Demain peut bien attendre !

Il va falloir faire face à la réalité, une tâche difficile qui commence parfois par l’épreuve du miroir au sauter du lit… Non ce n’est pas moi ! Ce n’est que l’image dégradée que ce fichu miroir me renvoie péniblement… Il faudra que je songe à le remplacer…

Pire encore que notre propre image au réveil, celle du monde qui apparaît sur le téléviseur… On meurt de froid ici, on crève de faim là… de ce côté la guerre sévit, là bas la Nature fait payer sa Dime à tous ces hommes qui pensaient l’avoir domptée…

Heureusement après quelques instants, une douce fragrance vient titiller notre olfactif… le café est chaud et le monde peut bien s’écrouler… Humm le café du matin … What else ?

Je suis bien là et j’ai la plume qui frétille…

Antaeus


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La Moure peut être...
Créé le : 25 nov. 2007 16h01 Article posté par : Web
Tags associés : amourphotopoésie
TchatcheBlog: La Moure peut être...

J’aurais aimé me lancer efficacement dans quelques considérations descriptives de ce sentiment que tout le monde pense connaître et qui, avec Dieu et la mort, constitue à mon sens une source d’inspiration des plus intarissables pour quiconque se jette impudiquement dans l’écriture, je veux bien sûr parler de la Moure. Notez le « M » majuscule. Mon constat est hélas vite accablant : ici nous ne pouvons que nous taire. En effet, pour décrire la Moure qui s’accomplit, tant de joie éperdue, et paradoxalement de souffrance, la timidité d’abord ou la maladresse, peut être l’effroi, le cœur qui veut sauter hors de la poitrine, les mains et le lèvres qui veulent connaître, qui se tendent , qui se posent, qui doutent,  qui  se brulent, la découverte, l’émerveillement, les corps qui se joignent peau à peau et s’unissent, la stupeur, le frisson, l’envol, le bonheur de l’autre, la douce lassitude, la tendresse, la gratitude infinie, et la redécouverte et le nouvel élan, et les frontières de la joie sans cesse reculées, et celles du monde volant en éclats, pour dire la délivrance du cœur que plus rien ne gêne, l’épanouissement de l’esprit qui comprend tout, le regard que l’horizon n’arrête plus. Pour donner même une faible idée de ces moments hors du temps et de toutes contraintes, il faudrait employer d’autres mots que ceux dont dispose le langage ordinaire. Pour parler des joies de la Moure et des lieux du corps qui leur donnent naissance, il n’existe que des mots orduriers ou anatomiques, voire d’une pauvreté si misérable, qu’ils sont comme une peinture grise sur le soleil. Le plus affreux d’entre eux est le mot « plaisir »… Pourtant n’est il pas celui qui revient le plus souvent ?

 

Antaeus featuring René.


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